Depuis la fin de l’année 2014, dans chaque département des Pays de la Loire existent désormais des « Coopératives d’Installation en Agriculture Paysanne ». Le modèle CIAP, s’est créé en 2012 en Loire-Atlantique puis s’est étendu sur l’ensemble de la région. Depuis 2017, les CIAP ont créé une SCIC CIAP PDL afin de fédérer et regrouper les 5 structures départementales.

Créée par des paysans et organisations membres ou proches de la Confédération paysanne, alliés avec l’ESS et la société civile, la CIAP aide les agriculteurs-paysan à s’installer grâce à un accompagnement spécifique aux problématiques des territoires ruraux.

La CIAP PDL c’est 100 paysans accompagnés ou hébergés par an pour un chiffre d’Affaires près de 500 000 €

LES SERVICES MUTUALISÉS

  • Sécuriser le parcours à l’installation sur des projets créatifs par l’acquisition d’un statut, le soutien d’un réseau dans un cadre collectif
  • permettre une professionnalisation des porteurs de projet et une insertion territoriale, clé d’une installation pérenne et solide
  • rendre accessible l’installation agricole à des porteurs de projet qui en sont aujourd’hui écartés faute de formation, d’insertion locale, de compétences entrepreneuriales, de capacité de financement ou tout simplement d’accès au foncier et donc la démultiplier
  • répondre aux demandes de collectivités territoriales qui souhaitent s’investir dans le soutien d’une agriculture plurielle de leur territoire

LA CONTRIBUTION

Chaque porteur de projet verse une part fixe de 500€ ainsi que 5 % du Chiffre d’affaires et 5 % du besoin en financement (investissement et avance de trésorerie) à la CIAP.

Cela lui permet de bénéficier d’un accompagnement dédié, du réseau local, d’un hébergement juridique, et d’un service comptable mutualisé.

LES SPÉCIFICITÉS

La CIAP propose trois formes d’accompagnement à toute personne porteuse d’un projet.

1/ la couveuse en maraichage, pour mettre en place et gérer un plan de production sans prise de risque financier et social. La Ciap propose un « espace test » spécifique au maraîchage bio. Trois hectares et six tunnels accueillent 4 apprentis maraîchers. Là, pendant une année correspondant à un cycle de production, ils ou elles vont pouvoir se tester avant de s’installer pour de bon sur leurs terres. Les futurs paysans sont accompagnés par un professionnel aguerri qui se rend régulièrement sur le site ainsi que par des paysans maraichers référents. C’est aussi l’occasion de se tester à la vente, et de trouver les canaux de distribution adapté à son projet.

2/ le stage paysan créatif, pour ancrer son projet localement et mobiliser les ressources du territoire au service de l’installation (accès au foncier, débouchés commerciaux, entraide…) Le candidat paysan est officiellement stagiaire de la formation professionnelle qui lui assure couverture sociale et indemnisation minimum. S’il est chômeur indemnisé par Pole Emploi, il continuera de percevoir ses droits. Sinon, il percevra une indemnité du conseil régional des Pays-de-la-Loire, à hauteur de 650 euros par mois. Tout au long de son année de stage, le « paysan créatif » bénéficiera de 200 heures de formation et de 1620 heures de stage pratiques, chez ses paysans référents et – s’il l’a trouvé – sur son site d’installation.

Les conditions d’entrées ?

  • justifier d’une formation agricole ou d’une expérience significative en agriculture (salariat agricole, par exemple),
  • trouver (elle peut aider) un paysan référent qui sera en quelque sorte sont tuteur, son accompagnateur tout au long du parcours vers l’installation, et s’entourer d’un « groupe d’appui local », au minimum trois personnes dont le paysan référent, qui soutiendront sur tous les plans annexes le succès de la démarche (chercher du foncier ou un logement, connaître les autres acteurs agricoles ou élus du territoire, travailler le modèle économique du projet. « Mais le groupe d’appui local est tout aussi important, voire même plus, pour aider et soutenir le paysan référent dans son accompagnement »

3/ la coopérative d’activité et d’emploi pour démarrer progressivement comme entrepreneur salarié ou sous statut CAPE avec un dispositif de préfinancement des premiers investissements pour prendre le temps de gagner en légitimité concrète (production, commercialisation,…) auprès des financeurs notamment. C’est un outil généralement déterminant dans la concrétisation de l’installation, un atout pour sa réussite. La Ciap assure l’hébergement juridique, administratif et commercial de l’activité économique du stagiaire. Elle paye les factures, encaisse le produit des ventes et lui verse son indemnité. Mais la coopérative d’installation va plus loin. Elle finance les investissements et les charges liées à la pré-installation, rachetés par le porteur de projet lorsqu’il s’installe effectivement.

Les réseaux

La CIAP fait partie de différents réseaux filières :

  • Réseau national des espaces tests agricoles
  • FADEAR fédération des associations de développement liées à la Confédération Paysanne
  • CGSCOP interréseau SCIC
  • Coopérer pour Entreprendre

ÉQUIPE D’APPUI

Bien que chaque département ait un CIAP sur son territoire sous statut juridique associatif, la SCIC SARL CIAP Pays de la Loire et en co-gérance avec :

  • Claire Lavaur : co-gérante et responsable du développement
  • Paul Bonhomeau : Co-gérant et paysan associé
  • Benoit Rolland : Co-gérant et paysan associé